Veolis accompagne vos projets renouvelables

Veolis, la plateforme de financement participatif suisse dédiée aux initiatives du secteur cleantech est née d’une idée originale d’Anne-Claire Pliska. Cette plateforme de crowdfunding va accompagner les projets liés aux énergies renouvelables afin de conduire la Suisse vers une sortie du nucléaire.

Veolis

Suite à l’accident de Fukushima et aux récents incidents dans la centrale nucléaire de Fessenheim, les autorités ont pris la décision de fermer les centrales actuelles sans les renouveler. Il ne suffira pas de faire des économies d’énergies pour remplacer cette électricité qui manquera dans le réseau, il faudra d’autres apports. Et surtout, faire appel plus largement aux énergies renouvelables ou aux mesures destinées à rendre plus efficaces les dispositifs énergétiques déjà en place.

Si le développement de Veolis s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique mise en place par la Confédération, celle-ci a pour but d‘offrir la possibilité à tous de s’impliquer dans un ou plusieurs projets et de s’engager dans le développement d’une société durable en Suisse.

Crowdonating, Crowdlending et crowdinvesting

Tels sont les trois variantes du crowdfunding auxquelles on peut avoir recours sur Veolis. Des investisseurs privés, des familles ou même encore des caisses de pensions pourront ainsi investir soit à travers un don ponctuel, soit en prêts et obligations, soit en investissant dans le capital des porteurs de projets.

Le principe est simple, les porteurs de projets déposent leur idée, définissent le montant de financement et présente leur activité en mettant l’accent sur leurs ambitions en matière de cleantech. Afin de garantir la viabilité des projets proposés, Veolis les soumet à un audit strict reposant autant sur les analyses techniques et commerciales que dur les mentions légales.

Un modèle rentable

Malgré un audit rigoureux, Veolis se montre plus ouvert en ce qui concerne l’avancement des projets. Quel que soit l’état d’avancement des projets, ils peuvent être soumis aux investisseurs. Dans un entretien pour le journal Bilan, Anne-Claire Pliska souligne que la Suisse est un terreau favorable à l’émergence de ce type de projets, Non seulement en raison du choix de sortie du nucléaire. Mais aussi grâce à la présence des écoles favorisant l’innovation et l’entreprenariat comme l’EPFL ou l’ETHZ.

Des premiers projets ont déjà testé avec succès l’aventure du financement participatif. Le projet d’Undervelier, Photovolpotat, lauréat du prix du développement durable dans le Jura en 2013, en est un bon exemple.

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Les choix de financement participatif se multiplient en Suisse

En 2014, la croissance des fonds levés via le crowdfunding a atteint 144% en Europe. En Suisse, on parle de +100% avec 11 millions de francs levés par ce biais.

La thématique du financement alternatif a rassemblé les industriels genevois lors de la 8ème édition d’Actes Industries à Genève le 5 mai dernier. « L’accès au financement reste souvent indispensable pour optimiser l’outil de production ou permettre le lancement d’un nouveau produit. Dès lors, comment mieux exploiter les solutions alternatives de financement ? Comment tester son marché et valider l’intérêt de nouveaux produits ou de nouvelles technologies ?», résument Vincent Pignon et Thomas Gauthier pour Bilan.

Trois types de crowdfunding ont été présentés :

  • la précommande ou crowdsupporting, dont l’avantage est de pouvoir tester rapidement le marché lorsque l’on réalise des prototypes avec par exemple KickStarter et Indigogo ;
  • le prêt participatif ou crowdlending, qui permet d’éviter la commission d’intermédiaire (5% chez KickStarter) ;
  • et enfin l’ouverture de capital ou crowdinvesting, soit la vente d’actions de l’entreprise contre des investissements au sein de cette même société comme par exemple Investiere et C-Crowd.com.

Afin de savoir vers quel type de crowdfunding s’orienter, il faut savoir que le crowdsupporting convient pour trouver entre 5000 et 50 000 francs. Le crowdlending sur des sommes allant de 50 000 à 500 000 francs ; et le crowdinvesting pour des montants évalués entre 500 000 et un million de francs.

Artisans Confiseurs

Success story

L’exemple d’Eric Emery est impressionnant. Actuellement président de l’Association des Boulangers-Confiseurs de Genève, ce dernier a réussi à trouver 1,25 million de francs. Il devait dénicher 2,5 millions de francs pour financer le déménagement de son établissement. «J’ai rédigé un feuillet que j’ai posé sur mon comptoir. A ce jour, j’ai eu 72 prêts participatifs pour une somme de 1,25 million de francs. Les personnes prêtaient sans rien recevoir en échange, excepté un remboursement dans les deux ans à un taux de 4%». L’élan de solidarité s’est également exprimé le jour du déménagement. Quelques 70 personnes sont venues lui prêter main forte. Elles se sont vues offrir une boîte de chocolats enguise de remerciements.

Crédit photo : Artisans Boulangers-Confiseurs du Canton de Genève